
Alors, on mettra toute la voile pour voguer en eaux douces
de la Canebière aux bords de Marne, chaloupant valses, javas, tangos et pasos, larguant les
amarres aux premières notes du piano ou aux souffles langoureux d'un accordéon triste. Marins d'eau douce enhardis de souvenirs, on entonnera en choeur – probablement sans vraiment s'en
apercevoir - les refrains empreints de nostalgie de rengaines amoureuses ou ceux pétillants de malice et d'humour de chansons réalistes qui
brossent en trois mots, cinq notes des portraits plus vrais que nature. Succulentes chansons marseillaises à la Scotto, éternels standards du
musette, avant de terminer avec les rythmiques latinos des grands orchestres
d'après-guerre.