Attention Culture a eu l'occasion, à de nombreuses reprises de travailler et côtoyer ce groupe de ska-rock, de le conseiller pour la réalisation de son album, de l'accompagner dans son évolution
musicale.
Convaincus de l'innocence de trois de ses membres face aux accusations dont ils ont fait l'objet, l'association a largement contribué à la constitution et l'animation d'un large comité de soutien
citoyen (où se sont retrouvés des associations, des structures militantes, des institutions et des particuliers) pour les accompagner autant sur le plan moral juridique (avec la Ligue des Droits
de l'Homme) que financier. Un concert de soutien en novembre 2005 a réuni près de 600 personnes, permettant de les soutenir financièrement.
À la demande des musiciens, le comité de soutien s’est transformé en cellule de veille qui structure l’échelle arlésienne de l’information et de la formation sur les problématiques de droits de
l’Homme, et ce avec l’Observatoire des Violences policières et des membres de la LDH.
ATTENTION CULTURE ! assure un rôle de conseil et de suivi de groupes de musiques, notamment pour ce qui concerne l'enregistrement et la diffusion de leurs disques.
Cette année un travail particulier a été réalisé avec Gaël Hemery, le groupe Gérard et les Stars et l'ensemble musical Le Condor, Guy Chanut, le duo de jazz improvisé Bouquet/Boni, Jan-Maria
Carlotti et bien d’autres à l'occasion de la sortie et la promotion de leurs disques respectifs.
À l’initiative du Conseil Régional PACA, une consultation a été organisée pour recueillir des propositions quant à l’aménagement des Ateliers SNCF d’Arles.
Face aux problèmes rencontrés par nombre de groupes musicaux arlésiens, ATTENTION CULTURE ! a été à l’origine d’un travail de coordination des associations musicales de la ville qui a procédé à
un recensement précis des besoins et élaboré une proposition large autour de locaux de répétition, de formation et de représentation.
Le projet intitulé “La Fabrique“ a été élaboré, discuté, porté et validé par 16 associations arlésiennes qui l’ont transmis aux instances régissant la consultation publique. La phase de mise en
œuvre dépend des accords de réalisation négociées avec les collectivités territoriales.
Toutefois, le travail fédérateur inter-associations a créé des liens entre des structures qui ne se connaissaient pas et suscité des envies de “mutualisation“ de moyens, de réseaux et de projets
qui vont être développés en 2007.
Dans le cadre de la Féria Pascale à Arles, peu d’occasions sont offertes à croiser diverses disciplines artistiques. Attention Culture a souhaité initier un projet transversal qui donnait à lire,
à Voir, à entendre et à écouter.
Investissant la totalité de la Salle Jean & Pons Dedieu, au cœur de la Féria, le projet “Naturelles“ a conjugué ces verbes durant quatre jours, du 14 au 17 Avril 2006, à travers
:
UNE LECTURE PUBLIQUE de & par Gabriel Sandoval
Au milieu des œuvres exposées et d’images projetées, Gabriel Sandoval dit, chuchote, murmure, susurre comme une confidence intime et douce ses textes poétiques qui tracent une histoire d'amour
entre un torero et un toro. Une tauromachie ardente, vibrante, bouleversante de sincérité, superbement mise en musique par son frère Bernardo.
Sensibilité à fleur de peau que portée le vent, les silences, le souffle dans les oliviers, les battements de cœur qui sonnent dans cette arène, une humanité nue qui s'enveloppe d'espoir... en
quête d'universalité que 80 personnes ont eu le privilège de partager.
UNE EXPOSITION À TROIS VOIX :
Visitée par des centaines d’amateurs
Albert Martin (peintures) vit et travaille à Nîmes depuis une quinzaine d’années qui l’ont ramené à la tauromachie un temps délaissée. Il est séduit par l’environnement des férias et des
corridas, son sujet de prédilection est le Tercio de Piques.
René Robert (photographies) est né en Suisse et est devenu au fil du temps un inconditionnel du flamenco. Depuis plusieurs dizaines d’années, il a collectionné des clichés de centaines
d’artistes, ce qui fait de lui l’un des photographes de référence.
Johanne Villard (dessins) est stéphanoise et graphiste indépendante. C’est avec le projet Naturelles et la poésie qui l’a séduite entièrement qu’elle a réalisé une série sur la tauromachie
et l’olivier.
LA PRÉSENTATION DU LIVRE-CD
Recueil de tous les textes de Gabriel Sandoval, soulignés par les peintures d’Albert Martin, les photographies de René Robert et de Frédérique Etienne et les dessins de Johanne Villard. Musiques
de Bernardo Sandoval
Délicat, précieux, on se surprend à le caresser comme l'écrin de velours d'une perle rare lumineuse de lune. ESSENTIEL.. VITAL…
en juillet 2006.
Du 10 au 15 juillet 2006, chaque midi, dans la rue Réattu à Arles, l'association Attention Culture ! En collaboration avec le disquaire Musiques-Arles, Boutique des Passionnés programme une
semaine d'impromptus de musique, de danse et de lecture, autour d'un verre et de gourmandises à partager :
CONVIVENCIA
2006.
Les pavés de la rue résonnent longtemps de ces instants particuliers et magiques qui unissent chaleureusement les musiciens, les auteurs, les poètes, les danseurs et le cercle du public.
Le décor, la pergola tendue au-dessus de la rue, des tapis colorés au sol, des parasols, des chaises, la collaboration active et complice des commerces voisins, la qualité de l'accueil ont créé
les conditions d'une intimité attentive et respectueuse des artistes tout en restant un lieu public de circulation et de passage.
Tout comme les années précédentes, un lien social de nature inédite a continué de se construire en douceur entre les très nombreuses personnes venues spécialement au rendez-vous et celles qui
passaient par hasard et se sont arrêtées, durant ces moments musicaux rares, cette lecture publique improvisée ou ce ballet de flamenco ; des instants partagés en toute tolérance, comme sont
partagés l'apéritif et les spécialités culinaires.
Liens sociaux qui se prolongent depuis au quotidien dans la rue et le quartier.
Au lieu d’une banale conférence de presse, la présentation publique du programme s’est faite en musique avec Guylaine Renaud.
Chaque jour à midi - du 10 au 15 juillet -, suivant un fil rouge sur le thème général de
l’Errance et de l’Exil, des musiciens originaires du grand sud étaient invités, avec des
temps forts liés aux cultures locales, régionales et aux diasporas : Méditerranée, Golfe Persique, Provence et Occitanie, Italie, Gitans et tziganes. En écho sur les mêmes thématiques, des
auteurs présentaient leurs écrits et dédicaçaient leurs livres dans l'espace librairie de plein-air. En prélude, un conte sur le thème de l’errance et en relation avec la dominante de la journée
donnait le ton.
Dans le cadre plus intime de la Cour du Cloître, les thèmes abordés le midi de manière festive à travers la musique, le conte et la littérature trouvaient leur prolongement naturel dans une série
de rencontres de deux natures :
Entre 15h et 16h, des moments baptisés “Dialogues avec…“ permettaient de faire plus ample connaissance avec un auteur, un musicien, un style…
De 17h à 19h, des temps de rencontres, de témoignages ouvraient des débats avec le public à partir des expériences et des interventions contradictoires d’invités, dans le cadre plus
intime de la Cour du Cloître où un panel d'intervenants étaient conviés à faire part de leurs vécus.
Une exposition sur l’immigration italienne en Provence complétait le programme.
Donnant le ton pour l'ensemble de la semaine autour de l'errance et de l'exil, TEA, jenue chanteuse arlésienne offrait au public sa voix fragile et une sélection de chansons des bords de
Méditerranée.
Puis, le groupe
MI CALLE DEL MUNDO proposait un tour du monde fictif dans ma rue. Une intrusion toute en douceur dans
des tranches de vies de ces habitants venus d'ailleurs ; arménie, italie, corse, espagne, gitan... et qui se cotoient dans un même quartier à partager. Accordéon, percussions, guitare et voix
pour donner à entendre des histoires d'humanités.
Le lendemain avait revêtu les couleurs de l'Italie avec tout d'abord un spectacle de création :
MEMOIRES D'ITALIENS EN
PROVENCE qui alternait des chansons populaires de ces immigrés italiens en Provence avec des textes lus, des témoignages, des lettres, des propos collectés auprès des italiens et de leurs
descendants qui se sont installés ici entre l'etang de Berre et les Alpilles.
L'après-midi, Cour du Cloître, on prolongeait le propos sur les conditions de l'immigration italienne en Provence et de l'accueil qui leur a été réservé, les efforts d'intégration autour de la
présentation de
l'exposition «MEMOIRE D'ITALIENS EN PROVENCE» réalisée par le comité de jumelage Berre-Méléo à partir d'un
important travail de collectage de témoignages et d'archives. Des instants très denses de partage et d'émotions.
Puis retour dans la Rue Réattu avec une création-évènement d'un défilé de mode soutenu par un groupe de musique : «
MARCO ET LA
ROSE A POIS» :
Avec son groupe arlésien, Marco Andrea a sélecionné pour Audrey et Hélène, les créatrices et stylistes de mode de la Boutique “La Rose à Pois“ (installée dans la Rue Réattu) un répertoire des
chansons des années 1960-70, l'époque d'or de la variété italienne. Ces musiques ont inspiré les deux créatrices pour l'élaboration d'un ligne de vêtements et d'accessoires durant le printemps.
Le défilé joyeux et espiègle traduisait le plaisir partagé des musiciens, des créatrices et des mannequins d'initier une nouvelle forme de création devant un public enthousiaste.
En introduction à chaque journée le duo ARDOINA donnait en dix minutes un conte du monde sur le thème de l'errance et en relation avec la couleur géographique de la journée.
Mercredi invitait au voyage en Orient avec le groupe «
LES PECHEURS DE PERLES» qui s'inspirent des traditions musicales
des pêcheurs de perles du golfe persique embarqués à l'époque sur les bâteaux pour rythmer le travail. Une musique qui a pu s'enrichir d'autres influences au fil des rencontres. La magie et
l'envoûtement étaient au rendez-vous grâce à la danse de trance de Danièle.
Cour du Cloître, l'heure de “Rencontre-Témoignage“ a permis de mieux comprendre les problématiques de
création de l'exil grâce
à des intervenants de grande sensibilité.
Sous le titre “Caminado“, la journée du jeudi était consacrée au volet provençal et occitan de la semaine avec tout d'abord une création en
hommage au poète Roland Pécout offert par quatre formations musicales : Jan-Mari Carlotti, Gaël Hemery, Barrul et D'aqui Dub, chacun
adaptant dans des styles différents (chanson, troubadour, ballade, reggae...) les mots, les textes, les articles en vers ou en prose. L'émotion était au rendez-vous tant chez Roland Pécout qui
recevait cet hommage, chez les artistes qui le lui offraient et chez le public attentif.
L'après-midi s'ouvrait par une heure de “
Dialogue avec le poète“ sous l'égide passionnée de Marie-Jeanne Verny qui proposait
une visite guidée à l'intérieur des textes de Roland Pecout. Le moyen de découvrir ou de redécouvrir son oeuvre.
On continuait le voyage dans l'errance et de l'exil avec un temps de “Rencontre-témoignage“, toujours cour du Cloître sur le thème “
Les Provençaux et les autres“ avec de très nombreux intervenants témoigner de leur relation avec la Provence en tant que terre
d'accueil ou non, terre d'intégration ou non. Le débat fut très animé et passionnant.
Dédiée aux éternels voyageurs – errants et exilés de l'histoire - que sont les gitans, la journée du 14 juillet laissa découvrir un des maîtres de la guitare flamenca de notre région :
Antonio Negro, qui, entouré de son frère au chant et de quelques amis aux cajon, a sans doute donné là un de ses plus grands concerts
de sa vie devant une rue comble, tombée sous le charme.
Le débat-témoignage de l'après-midi (cour du Cloître) tentait de faire un état des lieux des problématiques de
sédentarisation des gens du voyage et d'identité. Un débat très intéressant où on été évoqués des sujets relatifs au logement, certes,
mais aussi à l'emploi, à l'éducation, à la culture, à la citoyenneté, au rôle des associations et des pouvoirs publics dans une quête d'autonomie fortement désirée.
Dernière étape de Convivència 2007 avec, dans la rue Réattu, un spectacle musical venant des 4 points cardinaux par les voix à capela des 6 femmes du groupe
Evasion. Pur moment d'émotion de ces femmes qui se dressent et protestent, donnent leur voix à des chants venus de pays où la voix des
femmes doit rester discrète ou muette. 6 femmes, pieds nus sur scène, venues d'horizons différents, fortes de leurs originies diverses qu'elles s'amusent à conjuguer pour chanter la révolte et
l'espoir, les aberrations, l'hypocrisie, pour crier l'injustice... et l'amour, saluées par le public debout.
Le dernier débat-témoignage de la semaine semblait sortir du thème de l'errance et de l'exil : pourtant, il s'agit bien d'une errance quand on cherche à plusieurs d
es alternatives dans l'organisation du travail et dans la démocratie à l'intérieur de l'entreprise.
Des expériences qui se soldent parfois dans la douleur, ou qui continuent leur petit bonhomme de chemin sans bruit.
Pour sa cinquième édition, CONVIVENCIA a confirmé le seuil important franchi l'année précédente tant dans l'exigence, la cohérence et la très grande qualité de son programme musical et de
rencontres, le succès emporté auprès d'un public fidèle de plus en plus nombreux que par le professionnalisme de l'accueil et de l'organisation.
CONVIVENCIA devient un des rendez-vous culturels de la saison arlésienne, avec une originalité et une identité fortes, reconnues et largement appréciées.
La fréquentation très importante et constante d'un jour à l'autre est estimée à plus de 300 personnes présentes chaque midi (maximum de la jauge de la rue atteint), de 50 à 80 personnes
accueillies lors des débats (malgré la chaleur) et plusieurs dizaines de visiteurs par jour à l'exposition.
Un esprit de convivialité et de connivence contagieux entre les spectateurs ont produit une qualité d'écoute exceptionnelle dans cet espace de plein-air, accueillant musique, lecture, conte,
poésie, témoignages et débats avec une belle curiosité et une soif évidente de rencontres différentes, au-delà des chapelles partisannes, un besoin énorme de débat de citoyen à citoyen et une
réappropriation de la parole, des idées, du pouvoir de décision.
L'ensemble des évènements de la semaine (concerts, rencontres et débats) ont fait l'objet d'enregistrements sonores et audio-visuels. Cette mémoire sonore a notamment été retransmise via Internet
aux radios partenaires du festival qui en ont diffusé de très larges extraits pendant et après la manifestation, en colaboration avec l'association Rhumeurs.
Les 6 rencontres et débats font l'objet d'une petite édition de CD et seront proposés d'une part aux institutions, au mouvement associatif, aux individuels et d'autre part aux radios sur
l'ensemble du territoire dans le cadre de banques de programmes.
CONVIVENCIA s'est révélé également être une fabuleuse aventure humaine, notamment au sein même de l'association où chaque bénévole a su prendre des responsabilités importantes avec un
enthousiasme communicatif dont les prolongements s'incrivent déjà pour les projets à venir.
Aventure humaine également entre les divers invités qui se sont découverts et ont tissé des liens inédits entre eux.
La création d'un espace de restauration familial commun et de grande qualité où se retrouvaient après les spectacles, les artistes et les membres de l'équipe de bénévoles a largement contribué à
renforcer les liens humains.
CONVIVENCIA de Juillet à Arles est le résultat de la collaboration à parité entre l'association ATTENTION CULTURE ! et le disquaire MUSIQUES-ARLES "Boutique des Passionnés", avec le soutien des
commerçants et restaurateurs voisins et d'entreprises locales.
Le projet de a reçu en 2006, le soutien de la Ville d'Arles avec une subvention de 3.500 Euros, celui du Conseil Général des Bouches-du-Rhône avec une subvention de 2.500 Euros et celui de la
Région Paca avec une subvention de 5.000 Euros.
CONVIVENCIA 2006 en quelques chiffres :
13 Rendez-vous proposés au public :
7 spectacles musicaux dont 4 créations originales
2 moments de dialogue avec
4 rencontres-témoignages et débats
11 groupes musicaux accueillis : Théa, Mi Calle del Mundo, Mémoires d'Italiens en Provence, Marco Andréa & Canta d'Italia, Les Pêcheurs de Perles, Jan-Mari Carlotti, Gaël Hemery,
Barrul, D'aqui Dub, Antonio Negro, Evasion
1 conteuse et son violoniste : Duo Ardoina
25 intervenants conviés aux rencontres témoignages
: Comités de Jumelage Arles-Vercelli, Berre-Meleo et Fontvielle-Santa Mar, Mohamed ALNUMA, Farshad SOLTANI, Zhubin KALHOR,
Marie-Jeanne VERNY, Roland PECOUT, ean SAUBREMENT, Remi VENTURE, Patrick GIANFALDONI, Khaled BARI, Joseph STIMBACH, Esméralda ROMANEZ, Saimir MILES, Dayo MUSIC, Antonico HERNANDEZ, Olivia MOURA,
Anne DRILLEAU, David GRZYB, Cyrille RODRIGUEZ, Claire ANTOGNAZZA, Peter GERBER, Guy MARIGOT, Catherine LAYE.
1 performance inédite : défilé de mode avec musique en direct,
1 exposition sur l'immigration des Italiens en Provence (20 panneaux)
250 à 350 spectateurs par jour aux concerts
50 à 80 participants aux débats par jour
30 visiteurs de l'exposition par jour
25 heures de mémoire sonore
5 radios partenaires
48 bénévoles qui tout au long de la semaine ont pris en charge toutes les tâches nécessaires à la qualité de l'accueil des groupes et du public, à la restauration des artistes et au bon
déroulement de Convivència.
Et aussi la collaboration :
des comités de jumelage franco-italiens de la région
des associations Samudaripen, Incidence, Voies Off et Un Quartier dans la Ville,
des associations et des éditeurs acteurs de la culture occitane et provençale,
des radios Radio Lenga d'Oc, L'Eko des Garrigues, Les mots s'envolent, Raje, 3D fm
du site internet Camargue.fr
de l'association Rhumeurs pour les enregistrements-mémoire du festival
et le concours de :
la société ATIS, les clubs taurins Paul Ricard, le Mas Isle St Pierre, le Pot à Tabac, les Cafés de la Major, la pâtisserie Laurent,
Le Pot à Tabac, la Boutique La Rose à Pois
les restaurants “Dune“, “Corazon“, “le St Roch“ et le traiteur “Nuances“
Nous tenons également à remercier l'ensemble des services de la Ville d'Arles (culture, communication, protocole, technique, règlementation...) qui ont joint leurs efforts aux nôtres et ont
permis la bonne tenue de Convivència 2006.